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	<title>Preuve Électronique et Gestion de l’information – Le Pont entre le Droit et les TI - Conseils Ledjit   E-discovery, Droit et Technologies de l&#8217;information et Gestion de la pratique du droit</title>
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		<title>Conférence Droit civil et Technologies &#8211; Panel 6 : Preuve et technologies</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 21:56:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Francois Senecal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conférence]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Judiciaire]]></category>
		<category><![CDATA[Jurisprudence]]></category>
		<category><![CDATA[Litige]]></category>
		<category><![CDATA[Preuve électronique]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Panel 6 – Preuve + technologies
Sous la présidence de Benoît Moore
Article 2837 C.c.Q. – Écrit technologique
Patrick GINGRAS (Avocat – Ministère de la Justice &#8211; Québec)
Selon 2837, l’écrit est un moyen de preuve qu’importe la nature du support, à moins que la loi n’impose un support spécifique. (Voir Lefebvre c. Giraldeau et Vandal c. Salvas)
Un document [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Panel 6 – Preuve + technologies</strong></p>
<p><em>Sous la présidence de Benoît Moore</em></p>
<p><strong>Article 2837 C.c.Q. – Écrit technologique</strong></p>
<p>Patrick GINGRAS (Avocat – Ministère de la Justice &#8211; Québec)</p>
<p>Selon 2837, l’écrit est un moyen de preuve qu’importe la nature du support, à moins que la loi n’impose un support spécifique. (Voir <em>Lefebvre c. Giraldeau</em> et <em>Vandal c. Salvas</em>)</p>
<p>Un document est constitué d’information portée par un support (3 LCCJTI). C’est l’ensemble qui permet de le qualifier d’élément de preuve. La décision <em>Solmax-Texel</em> vient dire que le support peut être en lui-même un élément matériel (peut-être erroné). Le document est dit <em>technologique</em> lorsque son support fait appel à ces technologies.</p>
<p>Équivalence fonctionnelle : permet le libre choix du support pour autant que l’information soit la même, que l’intégrité soit assurée et que les règles de droit les régissant soient les mêmes. (Voir <em>Mont-Royal (Ville) c. Saleh</em>, 2009 QCTAQ 2914 (CanLII)</p>
<p>L’intégrité se définit à l’article 2839 : possibilité de vérifier que l’information n’est pas altérée, maintien de l’intégrité et stabilité et pérennité du support. L’intégrité garantit la valeur juridique du document (5 LCCJTI).</p>
<p>7 LCCJTI et 2840 CcQ ne sont qu’une dispense d’intégrité <em>pour le support seulement</em>. L’article 33 LCCJTI quant à lui crée vraiment une présomption d’intégrité pour certains documents.</p>
<p>Décision Bolduc c. Ville de Montréal (2010, QCCS) :</p>
<p>Critiquable : le juge se réfère au dictionnaire plutôt qu’à la loi. Ce qui est d’intérêt est que le juge, sans citer 2827, réfère aux fonctions de la signature lorsqu’il analyse la signature de l’agent de police. Celle-ci est individualisée. Malgré son défaut, il s’agit d’une décision intéressante pour débuter le développement de la notion de signature électronique.</p>
<p>À voir : Vincent GAUTRAIS et Patrick GINGRAS, « La preuve d’un document technologique », mai 2010, <em>Cahiers de propriété intellectuelle</em>.</p>
<p><strong>Article 2860 C.c.Q. – Original technologique</strong></p>
<p>Claude MARSEILLE (Avocat associé – Blakes)</p>
<p><em>La règle de la meilleure preuve dans un monde virtuel</em></p>
<p>La règle de la meilleure preuve se conçoit aisément dans le monde papier. Quoique… Sa portée véritable est l’objet de débats. La règle de l’art. 2860 CcQ n’est en fait <em>que</em> la règle de la nécessité de l’original de l’écrit (elle n’a pas application pour les éléments matériels de preuve). Ainsi, la partie qui invoque un écrit doit produire soit l’original ou une copie qui « légalement en tient lieu ». Il s’agit d’une source primaire – on exclut toute preuve secondaire (témoignagne, copie (autre qu’une copie qui légalement en tient lieu)).</p>
<p>Impossibilité de produire l’original ou copie QLETL : perte ou destruction, en possession d’un tiers ou de la partie adverse, impossible par sa nature même (inscription sur un mur) ; malgré la bonne foi et la diligence : preuve par tous moyens.</p>
<p>Fondements : l’original doit pouvoir être soumis à l’inspection de la partie adverse ou du tribunal ; établir avec la plus grande précision son contenu ; méfiance envers le témoignage et la copie. Le document original constitue la preuve primaire, à l’opposé de la copie ou du projet de document. L’original est la copie papier signée et envoyée au destinataire.</p>
<p>Pour avoir une copie qui puisse légalement tenir lieu de l&#8217;original, il doit y avoir une disposition statutaire habilitante. Cette copie peut suppléer au titre original sans devoir justifier de l’absence de celui-ci. Exemples : copie certifiée d’une loi, copie d’un acte authentique ou semi-authentique ET copie résultant d’un transfert (2841 et 2842).</p>
<p>Ces derniers articles modernisent le régime alors applicable aux documents microfilmés, qui imposait aussi une documentation du transfert. Celle-ci doit être jointe aux documents transférés. L’original peut ne pas être détruit – la copie résultant du transfert pouvant valoir à l’original.</p>
<p>Quelle est donc la preuve primaire d’un document technologique ? Original du document technologique. Probablement le fichier Excel, bien plus que sa version imprimée vidée des formules et de métadonnées pertinentes.</p>
<p>En conclusion, dans la « vraie vie », la LCCJTI est loin de la pratique. En effet, l’article 2860 n’est pas d’ordre public ; aveu ou renonciation expresse ou tacite ; règle de la proportionnalité du Cpc.</p>
<p><strong>C.p.c. – Preuve électronique + procédure</strong></p>
<p>Dominic JAAR (Avocat – Ledjit Inc.)</p>
<p><em>Du fait de l’étroit lien entre le conférencier et ce présent blogue (de même qu’avec l’auteur de ces lignes…), nous renvoyons directement à la substantielle présentation PPT, disponible sous peu sur ce site.</em></p>
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		<title>Première Citation Neutre</title>
		<link>http://ledjit.ca/premiere-citation-neutre/</link>
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		<pubDate>Thu, 07 Jan 2010 14:28:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominic Jaar</dc:creator>
				<category><![CDATA[Judiciaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Après 12 ans d'efforts des membres du Comité Consultatif sur la Technologie (CCT - alias en anglais JTAC) du Conseil Canadien de la Magistrature, la juge Fran Kiteley, de la Cour Supérieure de l'Ontario et ex-membre du CCT, vient de rendre le premier jugement utilisant la citation neutre dans  R. v. ANDREW DEL RICCIO, 2010 ONSC 01. Félicitations à tous les intervenants!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-top: 12px">Après 12 ans d&#8217;efforts des membres du <a href="http://www.cjc-ccm.gc.ca/french/about_fr.asp?selMenu=about_committees_fr.asp">Comité Consultatif sur la Technologie</a> (CCT &#8211; alias en anglais JTAC) du <a href="http://www.cjc-ccm.gc.ca/">Conseil Canadien de la Magistrature</a>, la juge Fran Kiteley, de la Cour Supérieure de l&#8217;Ontario et ex-membre du CCT, vient de rendre le premier jugement utilisant la citation neutre dans  R. v. ANDREW DEL RICCIO, <a href="http://www.canlii.org/en/on/onsc/doc/2010/2010onsc1/2010onsc1.html">2010 ONSC 01</a>. Félicitations à tous les intervenants!</p>
<p style="margin-top: 12px">Voici la documentation préparée par le CCT qui touche à cette initiative:</p>
<ul>
<li><a href="http://www.cjc-ccm.gc.ca/cmslib/Committee/JTAC/JTAC-Consolidation-of-Standards-2009-04-02-F.pdf">Comité canadien de la référence &#8211; La préparation, la référence et la distribution des décisions canadiennes</a> (PDF)</li>
<li><a href="http://www.cjc-ccm.gc.ca/cmslib/general/Practice%20Direction%20Neutral%20Citation%20FR.pdf">Règle de pratique: Usage de la Référence neutre pour la jurisprudence</a> (PDF)</li>
</ul>
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