Archive pour la catégorie ‘Sécurité’

Canadian Tire face à une poursuite potentielle

Mercredi 23 décembre 2009


Photo: Luc Cinq-Mars

Avez-vous lu ça dans 24 Heures? “Des informations personnelles se retrouvent au recyclage”. Dans ce cas-ci, le papier a été “accidentellement” ré-utilisé pour imprimer un reçu. Espérons que cela n’est pas une pratique négligente potentiellement généralisée dans toute l’entreprise. Malgré tout, il souligne le besoin pressant de chaque société à élaborer, appliquer et suivre une politique irréprochable de gestion de l’information. Les conséquences de ne pas le faire sont potentiellement importants, comme Me Dominic Jaar parle dans un article publié dans International In-house Counsel Journal. (Voir l’article sur la LPRPDE publiés ailleurs sur ce blog, en anglais).

Chiffrement de courriels confidentiels des avocats

Dimanche 29 novembre 2009
Courriel sécurisé

Courriel sécurisé

Il y a plusieurs années déjà que je m’interroge quant à la question de savoir si un courriel contenant de l’information confidentielle, a fortiori celle couverte par le secret professionnel ou le privilège lié au litige, devrait être chiffré. J’ai amplement traité de ce sujet dans le cadre de diverses conférences et me suis vu réinvité à y jeter un coup d’oeil suite à la parution dans Lex Electronica d’un article très intéressant de Christine Lebrun intitulé “L’avocat a-t-il l’obligation de chiffrer ses courriels confidentiels en vertu de l’article 34 de la Loi concernant le cadre juridique des technologies de l’information ?” [PDF] Malgré son long titre, celui-ci a l’avantage de clairement indiquer ce dont il traite!

M’abstenant de le revoir dans son entièreté – je vous invite plutôt à le lire (lecture très agréable) – j’aimerais revenir sur certains points. On lit en page 13:

“Au Québec, l’avocat pourrait invoquer l’article 2858 C.c.Q. qui permet au tribunal de rejeter tout élément de preuve qui a été obtenu dans des conditions qui portent atteinte aux droits fondamentaux, comme le droit au secret professionnel.”

Sans remettre en question cette possibilité, je trouve qu’il s’agit là malgré tout d’une bien mince consolation lorsqu’on pense aux impacts, autres que judiciaires, d’une divulgation de renseignements confidentiels. On peut penser à l’irrémédiable atteinte à l’image ou à la vie privée ou, plus simplement, l’usage de l’information par une personne ayant des intérêts divergents.

Par ailleurs, bien que je partage l’avis de l’ABA, à ma connaissance, les américains n’ont pas d’équivalent de l’article 3.06.03 du Code de déontologie ni ne disposent de l’article 34 LCCJTI qui me semble on ne peut plus clair. Par contre, l’argument le plus important me semble être la distinction primordiale qui existe entre les divers privilèges d’un pays à l’autre: aux États-Unis, la protection des privilèges n’est basée que sur de simples règles de preuve alors qu’au Canada, il sont protégés par des dispositions quasi-constitutionnelles.

Bien que je prône moi aussi l’acceptation de l’usage du courriel par le client dans le cadre d’une lettre de mandat ou d’autre document similaire, je ne peux endosser l’auteure lorsq’elle écrit:

“En pratique, il semble que les problèmes se règlent souvent par la renonciation du client qui autorise l’avocat à communiquer avec lui par un simple courriel non chiffré. En effet, le client étant le bénéficiaire du secret professionnel, il peut y renoncer. Ainsi, le bulletin conclut que « le client peut autoriser son avocat à utiliser le courriel non sécurisé pour communiquer avec lui, même pour des renseignements couverts par le secret professionnel. ». L’autorisation du client pourrait même être implicite mais la réponse à cette question variera selon les circonstances de chaque espèce. Il serait donc préférable d’obtenir une renonciation expresse du client et d’obtenir une autorisation expresse dans la lettre mandat initial58.”

Je doute que le fait pour un client d’accepter l’usage du courriel pour communiquer avec son avocat constitue, en soit, une renonciation au secret professionnel. Pour que ce soit le cas, il me semble que la renonciation devrait être explicite et qu’il soit possible de démontrer que le client a consenti à une telle renonciation en connaissance de cause. Or, d’expérience, les clauses contenus aux mandats que nous avons vus n’expliquent pas suffisamment ce fait. De plus, et il s’agit là d’une question que je me pose ici pour la première fois: est-il possible de renoncer a priori à un droit, comme celui au secret professionnel, avant même que celui-ci ne naisse?

Pour conclure, je vous offre une petite primeur en vous informant que le service de l’inspection professionnel du Barreau du Québec a mis sur pied l’an dernier un comité sur la sécurité des TI, que j’ai le plaisir de présider, et qui accouchera en 2010 d’un Guide des meilleures pratiques dans lequel on traitera, entre autres, du chiffrement et de l’usage du courriel. Étant un fan de la sagesse commune, je vous propose un principe de base que je vous invite à commenter:

“L’avocat qui transmet un courriel contenant des informations confidentielles doit protéger sa confidentialité par un moyen approprié au seuil de confidentialité de l’information. Il doit aussi convenir avec son client des modes appropriés de transmission qu’ils utiliseront dans le cadre de leur relation professionnelle. L’acceptation de l’usage du courriel, ou d’un autre mode de communication, n’équivaut en aucun cas à une renonciation au secret professionnel ou à tout autre privilège.”

Cybercrime – Bulletin d'information eNac

Mercredi 1 juillet 2009

Ledjit est heureuse d’être la première organisation à s’associer à Cybex une initiative cofinancée par le Directorat Général Liberté, Sécurité et Justice de la Commission Européenne dans le cadre du Programme JPEN de Justice Criminelle de 2008.

Nous sommes heureux de vous présenter la première édition de “Electronic Newsletter on the Fight Against Cybercrime” (eNAC), un bulletin d’information mensuel à l’intention des juges, techniciens, procureurs, avocats, enquêteurs, juristes, corps policiers ou toute personne friant de renseignements relatifs à la preuve électronique et la prévention de la cybercriminalité. Il est distribué dans plus de 30 pays en Anglais, Espagnol et Russe.

En voici l’INDEX
E-Newsletter on the Fight Against Cybercrime – ENAC July | 2009 | no 1

Legal
“Cybercrime and electronic evidence”
Pedro Verdelho • Public Prosecutor and trainer at the Centro de Estudos Judiciários
 

Information and communication networks are a very fruitful field to new illegal activities that were in the origin of the so called cybercrime, a new branch of criminal law. Even if it is still under construction, this new legal area is already a major issue.

Data Protection
“Personal data protection in collecting traffic data in electronic communications: the Spanish experience”
Elena Domínguez Peco • Public Prosecutor and Collaborator of the Spanish Data Protection Agency

Overview of the Spanish personal data protection policy in collecting traffic data in electronic communications.

Technical
“The battle against cybercrime in our society isn’t lost”
Interview with Bruce Schneier • Security technologist

Law enforcement
“Cybercrime training, education and research: a vision for the future”
Nigel Jones • Director of Technology Risk Limited

Initiatives to harmonize cybercrime training and education across international borders plus the potential for national centers of excellence to be developed.

Institutional
“Institutional fight against cybercrime: introductory view”
Liljana Selinšek • Assistant Professor at the Law Faculty in Maribor

Different types of institutional fight against cybercrime and some opened questions connected to it.

Jurisprudence
Russian Federation • Resolution of the Federal Arbitration Court of Moscow
Norway • Borgarting Appelate Court
Singapore • Alliance Management SA v Pendleton Lane Pand another
Slovenia • Constitutional Court of the Republic of Slovenia

Stephen Mason • Barrister, Chambers of Stephen Mason

Merci à Stephen Mason pour l’introduction!

Le Rendez-vous de la Sécurité de l’Information

Mercredi 24 juin 2009

Les 13 et 14 mai dernier avait lieu au centre Mont-Royal de Montréal  Le Rendez-vous de la Sécurité de l’Information.

Des conférenciers de prestige y ont présenté leurs connaissances et expertise sur 3 plages d’intérêts soit les défis de la gouvernance, les meilleures pratiques et les défis techniques. 

Dominic Jaar y a fait une présentation très appréciée sur La preuve électronique et son administration (ediscovery) et enquête technico-juridique.

Haro sur les pourriels

Vendredi 6 février 2009

Êtes-vous fatigué de recevoir des pourriels de toutes sortes? Il semble que le sénateur Yoine Goldstein le soit et qu’il soit aussi déterminé à faire cesser ou du moins, diminuer ce fléau.

Ce dernier a donc réintroduit, hier, en deuxième lecture son projet de loi anti-pourriel S-220, Loi concernant les messages électroniques commerciaux (loi anti-pourriel). Si adopté, le projet de loi sévirait contre les pourriels en interdisant l’envoi de messages électroniques commerciaux aux Canadiens sans leur consentement préalable.

Comme le déclare l’honorable sénateur Goldstein, «ce qui est marquant dans ce dossier est que bien que le pourriel soit largement reconnu comme un problème sérieux qui coûte des milliards à notre économie en fraude et en perte de productivité, le Canada est le seul pays du G8 à ne pas l’interdire par voie législative».

Une série de mesures est donc prévue dans ce texte de loi pour dissuader les individus autant que les entreprises qui seraient tentés d’utiliser ce moyen comme stratégie de vente.

Selon le sénateur Goldstein, l’exploitation du vaste potentiel commercial de l’Internet au Canada passe par le projet de loi S-220.

Un fait intéressant est que le courriel qui annonçait le tout était lui-même non-sollicité et ne semble tomber dans aucune des exceptions prévues au projet de loi…

Détails ici

Dossier top-secret de l'armée américaine sur un lecteur MP3

Samedi 31 janvier 2009

La Presse, reprenant l’AFP, rapporte qu’”un Néo-Zélandais a découvert un dossier militaire américain confidentiel sur un baladeur MP3 qu’il avait acheté dans une boutique d’occasions à Oklahoma, aux Etats-Unis” pour neuf dollars!!

Détails ici.

Une autre histoire qui démontre à quel point on utilise quotidiennement les technologies sans nécessairement comprendre comment elles fonctionnent mais surtout en ignorant les règles de sécurité les plus élémentaires…

Merci à mon partenaire, Philippe Senécal, poru cette trouvaille!

Clé chiffrée contenant des dossiers médicaux égaré…

Samedi 24 janvier 2009

Une clé USB contenant probablement les dossiers médicaux de plus de 6000 prisonniers a été perdue. Cette nouvelle d’apparence anodine qui relate une situation se produisant partout est en fait un bel exemple: Heureusement, la clé était chiffrée pour en protéger le contenu… 

Malheureusement, “An urgent investigation was launched after the USB data stick – with the password attached to it on a memo note – went missing”!!!

- Lancashire Evening Post